Pourquoi aucune liste de confirmateurs
Aucun émetteur iranien ne figure dans la liste 2025 du GTFP de l'IFC, le pays n'appartient pas aux pays émetteurs du programme BERD et aucune source consultée ne nomme de banque européenne confirmant des LC iraniennes. La liste de confirmateurs reste donc vide.
Absence de correspondant pour le rial
La brochure de juillet 2026 de Deutsche Bank, qui recense ses correspondants par devise, n'en mentionne aucun pour le rial iranien. Le taux de change et le contrôle des changes appliqués par la banque centrale iranienne n'ont pas été vérifiés.
Le cadre américain de l'OFAC
Les Iranian Transactions Regulations, fondées sur des décrets de 1995 et 1997, interdisent quasiment tout commerce et investissement des personnes américaines avec l'Iran. Elles leur interdisent aussi de financer, faciliter ou garantir une opération d'un tiers qui leur serait interdite.
Une exception étroite pour les LC
Selon un document de l'OFAC daté de 2012, les institutions américaines pouvaient notifier et confirmer des LC de pays tiers uniquement pour des ventes sous licence de produits agricoles, de médicaments et de dispositifs médicaux, avec référence à la licence dans les paiements.
Des banques publiques désignées
L'annexe du même document liste des banques détenues ou contrôlées par l'État iranien, dont Bank Markazi, Bank Melli Iran et Bank Sepah. Plusieurs banques iraniennes sont en outre bloquées au titre de programmes américains visant la prolifération et le terrorisme.
Le régime britannique de 2023
Les Iran (Sanctions) Regulations 2023, modifiées en 2024 et 2026, prévoient le gel des avoirs des personnes désignées et interdisent les services financiers liés à l'exportation de biens restreints. Le guide de l'OFSI a été mis à jour le 9 septembre 2026.
Des peines lourdes au Royaume-Uni
Le guide britannique vise aussi le courtage et les services financiers liés à certains navires. Une violation des sanctions financières peut y être punie de sept ans d'emprisonnement, un niveau de sanction que toute banque établie à Londres doit intégrer à son analyse.
Le règlement européen n° 267/2012
L'Union européenne a adopté le 23 mars 2012 un règlement concernant des mesures restrictives à l'encontre de l'Iran. Son contenu actuel et le statut des sanctions de l'ONU n'ont pas été vérifiés pour ce guide ; une consultation juridique à jour reste indispensable.
Ce que les règles UCP ne règlent pas
Les règles UCP 600 organisent l'engagement des banques mais ne priment pas sur une interdiction légale. Une banque peut refuser de payer ou de traiter une présentation si l'opération enfreint un régime de sanctions qui lui est applicable.
Les risques de contournement régional
Des LC émises par des banques d'autres pays, notamment aux Émirats arabes unis ou en Irak, peuvent porter sur des marchandises destinées à l'Iran. Les banques examinent alors la destination finale et refusent les opérations non conformes.
Démarche d'un exportateur prudent
Avant toute offre, faites vérifier par un juriste spécialisé le statut de l'acheteur, de sa banque et des marchandises, puis la nécessité d'une licence. Interrogez ensuite votre banque sur sa politique, qui peut exclure l'Iran quel que soit le produit.
Garanties publiques et assurance-crédit
Aucune source consultée n'indique qu'une agence de crédit à l'exportation européenne couvre actuellement le risque iranien. L'exportateur doit vérifier directement auprès de l'agence de son pays si une couverture est envisageable.
Banques confirmatrices européennes pour l'Iran
Autorités de sanctions et banques iraniennes citées
- OFAC (Trésor américain) : Administre les Iranian Transactions Regulations et publie la liste des banques iraniennes désignées.
- OFSI (Royaume-Uni) : Office britannique chargé des sanctions financières ; son guide sur l'Iran a été mis à jour en septembre 2026.
- Bank Markazi : Banque centrale de la République islamique d'Iran, citée par l'OFAC parmi les banques publiques iraniennes.
- Bank Melli Iran : Banque publique iranienne nommée dans l'annexe de l'OFAC ; site officiel non vérifié.
- Bank Sepah : Banque publique iranienne citée par l'OFAC parmi les établissements contrôlés par l'État.
Précautions avant toute opération liée à l'Iran
- Identifier précisément l'acheteur, sa banque, les bénéficiaires effectifs, la marchandise et l'usage final déclaré.
- Faire analyser l'opération par un juriste spécialisé au regard des régimes américain, britannique et européen.
- Vérifier si une licence est requise et, le cas échéant, l'obtenir avant de signer le contrat.
- Interroger sa banque sur sa politique iranienne avant toute négociation, sans présumer de son accord.
- Conserver toutes les pièces justificatives de l'analyse de conformité et des licences obtenues.
Coûts associés à une opération iranienne
| Poste | Origine | Niveau |
|---|---|---|
| Commission de confirmation | Aucun confirmateur européen vérifié | Sans objet en l'état des sources |
| Analyse juridique des sanctions | Conseil spécialisé | Selon le cabinet et la complexité |
| Demande de licence | Autorité de sanctions compétente | Selon le dossier |
| Contrôle de conformité bancaire | Banque de l'exportateur | Selon la banque, si elle accepte d'étudier le dossier |
Pièces que les banques peuvent exiger
- Contrat de vente détaillé
- Facture commerciale
- Description technique des marchandises et de leur usage final
- Certificat d'origine
- Copie de la licence lorsqu'elle est requise
- Informations complètes sur l'acheteur et ses bénéficiaires effectifs
Erreurs graves à éviter
- Présumer qu'une LC iranienne pourra être confirmée en Europe, alors qu'aucune source ne nomme de banque prête à le faire.
- Ignorer les règles américaines au motif que l'entreprise est européenne, alors que l'intervention d'une personne américaine, banque comprise, peut les rendre applicables à l'opération.
- Passer par un intermédiaire dans un pays tiers pour masquer la destination finale, ce qui expose à des poursuites.
- Expédier avant d'avoir obtenu la licence requise ou l'accord écrit de sa banque sur le circuit de paiement.
Questions sur les LC et l'Iran
Une banque européenne peut-elle confirmer une LC émise par une banque iranienne ?
Nos sources ne nomment aucune banque européenne le faisant. Les régimes de sanctions encadrent strictement les services financiers liés à l'Iran, et une banque peut aussi exclure ce pays par politique interne. Seule une analyse juridique et l'accord explicite d'une banque permettent d'aller plus loin.
Les produits agricoles et médicaux échappent-ils aux sanctions iraniennes ?
Le document OFAC de 2012 prévoyait une possibilité pour les ventes sous licence de produits agricoles, de médicaments et de dispositifs médicaux. Il s'agit d'un régime de licence, pas d'une exemption automatique, et sa situation actuelle doit être vérifiée.
Que risque-t-on au Royaume-Uni en violant les sanctions iraniennes ?
Le guide de l'OFSI mentionne une peine maximale de sept ans d'emprisonnement pour une violation des sanctions financières. Des gels d'avoirs et des interdictions de services financiers liés aux biens restreints s'appliquent également.
Pourquoi aucune garantie IFC ou BERD n'est-elle disponible pour l'Iran ?
Aucun émetteur iranien ne figure dans la liste 2025 du GTFP de l'IFC, et le pays ne fait pas partie des pays émetteurs du programme de la BERD. Aucune garantie multilatérale ne peut donc appuyer une confirmation.
Sources officielles
OFAC : vue d'ensemble des sanctions contre l'IranDocument de l'OFAC résumant les interdictions, l'exception pour certaines LC sous licence et la liste des banques publiques iraniennes.
Règlement (UE) n° 267/2012Version historique du règlement européen concernant des mesures restrictives à l'encontre de l'Iran, à compléter par le texte en vigueur.
Informations générales à jour en octobre 2026, non contractuelles : l'éligibilité à un programme ne garantit pas qu'une banque confirmera une opération donnée.
